24 / 09 / 2000

Aujourd'hui, jour de referendum, nous ne pouvons pas voter. En effet, problèmes de visa : septième jour de détention pour nos passeports à l'ambassade de France, mais on nous assure qu'on a encore une chance pour les prochaines présidentielles...

Alors pour se consoler, on se lâche sur la déco de l'appart ! Depuis vendredi après midi, un palmier surveille notre canapé, un sapin (un peu particulier certes) attend sagement la neige sur notre balcon, soutenu moralement par deux bougainvilliers qui lui offrent des fleurs à chaque coup de vent. La livraison à domicile a été un peu particulière : on a été livré avec car ils ne comprenaient toujours pas, au bout d'un quart d'heure de grands gestes, de pictionary et de plans, où on habite. On vous laisse imaginer la scène : Ramsès au milieu de la jungle, Laure en train de dire à gauche, tout droit, à droite, ici (nos seuls mots de thaï avec quelques plats) au chauffeur, et une fillette apeurée par notre intrusion dans le pick-up familial qui a chougné tout le long.

 Dans la rubrique "nouvelles expériences enrichissantes", on a aussi tenté le ciné. Tous deux en manque de grand écran, on en a été réduit à aller voir une connerie dont on taira le nom (mais les paris sont ouverts. Pour vous aiguiller, ici, il ne passe que des grosses daubes américaines sentimentalistes à 10 balles.) Comme en France, pubs et lancements commencent la séance, mais ensuite, phénomène intéressant : toute la salle se lève pour entendre l'hommage rendu au roi Rama 9. C'est kitch et ça dure trois minutes.

De mon côté j'ai essayé de jouer au Badmington. Le piège : le terrain se trouve dans un hangar en tôle ondulée où la température moyenne avoisine les 35° ! La déshydratation a été sévère et les performances de jeu plutôt lamentables et lymphatiques.

Demain j'essaye la piscine chlorée...

 Laure est moins folle et préfère la patinoire (attribuons ça au sixième sens féminin plus qu'au manque de courage...).

 Contrairement à notre promesse, rien sur path pong aujourd'hui, nous n'y sommes toujours pas allés.

Bises à tous.

L & R.